Colloque international sur le phénomène migratoire. Homélie du Grand chancelier

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On ne peut pas emprisonner l’élan des jeunes qui aspirent à réaliser leurs ambitions, on ne peut pas mettre un frein à la légitime passion des personnes qui veulent une vie meilleure. Il est peut-être trop facile de dire qu’ils sont tous fous ces milliers de jeunes qui abandonnent tout ; père, mère, frères, sœurs, enfants, amis, patrie, pour se lancer dans ce qu’ils appellent leur dernier espoir d’autoréalisation. La mondialisation et la révolution des transports et de de la communication incitent beaucoup de jeunes à envisager la recherche du bonheur ailleurs.

Le besoin d’être reconnu et de marquer son passage dans l’histoire est devenu presque aussi fondamental que manger, dormir, se soigner… De ce point de vue, les migrants et les réfugiés représentent l’espoir des familles qui rêvent de voir leur progéniture revenir en héros pour changer le sort de frères, de sœurs, d’oncles, de tantes, et même de tout un village, ceci à tous les prix. Beaucoup se sentent alors investis d’une mission de « salut » pour leurs familles restées au pays et se  livrent aux pratiques les plus abjectes, quitte à réaliser leurs objectifs. Certains n’hésiteront pas à se livrer à la prostitution, aux arnaques, au vol, au meurtre et aux trafics de tout genre.

Les principales conséquences du phénomène de l’immigration pour la société et la famille

Dans les pays de départ

La force d’une nation se juge sur la vitalité de son peuple et de ses familles. Les migrants et les réfugiés laissent derrière eux un village, un pays, un continent dépeuplé. La principale conséquence de la migration est donc le dépeuplement et la désagrégation du tissu familial.

L’exode des forces vives des pays pauvres plonge les autres membres de la famille dans l’impasse. En général se sont des grands parents qui prennent le relais de l’éducation des enfants abandonnés par des parents en quête d’un avenir meilleur.

Comment transmettre des valeurs culturelles, traditionnelles et chrétiennes dans un contexte où les enfants sont abandonnés à eux-mêmes manquant parfois du strict minimum vital ?

Face à l’insécurité à la souffrance et à la misère, les jeunes, forces vives du pays sont habituellement les plus nombreux à aller à la recherche de meilleures conditions de vie.  Ce sont les pays pauvres qui perdent l’espoir de se relever, de se développer et de donner aux citoyens la chance de préserver leur patrimoine culturel et traditionnel, de sauvegarder leur identité. Les migrants et les réfugiés sont le signe de la fragilisation de la cellule familiale, et l’aveu d’une mise en berne de l’éducation des enfants et de la jeunesse, de la transmission des valeurs pour garantir une continuité à l’humanité adéquate

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