Note Conceptuelle et Appel à candidature pour les apprenants

FacultésCommentaires fermés sur Note Conceptuelle et Appel à candidature pour les apprenants

1 – Contexte et justification

L’apatridie est la situation d’une personne qu’aucun État ne reconnait comme son ressortissant par application de sa législation. Les principales causes de l’apatridie sont l’absence d’enregistrement et de documentation des naissances, les lacunes dans les lois sur la nationalité, la privation arbitraire de nationalité, les successions d’État, les pratiques administratives restrictives, par exemple en matière de délivrance de documents prouvant la nationalité etc. En outre, l’apatridie peut être créée par les migrations qui à leur tour peuvent déboucher sur des situations d’apatridie.
Les personnes apatrides sont exposées à des violations graves de leurs droits fondamentaux. Elles sont souvent incapables d’obtenir des documents d’identité ou de voyage et peuvent donc se voir refuser l’accès aux services sociaux de base tel que la santé et l’éducation. Elles peuvent rencontrer d’importantes difficultés à obtenir un emploi, à participer à la vie publique et à exercer leur liberté de mouvement. Elles sont également exposées au risque d’être détenues pour des raisons liées à leur statut juridique. Dans l’optique d’éradiquer le phénomène, l’Assemblée Générale des Nations Unies a confié au HCR le Mandat de conduire les efforts au niveau mondial contre l’apatridie, en soutenant l’identification et la protection des populations et des personnes apatrides, ainsi que la promotion des efforts pour prévenir et réduire l’apatridie.
Ainsi en 2014, le HCR a lancé une campagne mondiale d’éradication de l’apatridie, la Campagne #J’appartiens, qui ambitionne de mettre fin à l’apatridie ou de la faire réduire significativement dans le monde à l’horizon 2024. Dans le cadre de cette campagne mondiale, un Plan d’Action Global 2014-2024 visant à mettre fin à l’apatridie a été adopté, sous l’égide du HCR. Diverses régions du monde ont adopté
un Plan de lutte contre l’apatridie, dans le sillage du Plan d’Action Mondial mentionné ci-dessus. Dans l’espace CEDEAO, la Déclaration d’Abidjan des Chefs d’État de la CEDEAO contre l’apatridie en Afrique de l’Ouest en 2015 a abouti à l’adoption en 2017 du Plan d’Action de Banjul pour l’éradication de l’Apatridie en Afrique de l’Ouest. Huit des quinze États de la CEDEAO ont ensuite adopté chacun un Plan d’action National contre l’apatridie et l’adoption de plans d’actions nationaux est en cours dans les autres États de la CEDEAO.
En Afrique centrale, sous l’égide de la CEMAC et avec le soutien du HCR, les experts gouvernementaux ont adopté en 2018 l’Initiative de N’Djamena pour l’éradication de l’apatridie en Afrique centrale et les démarches en vue de l’adoption de plans d’action nationaux sont en cours au Cameroun, en RCA et dans d’autres États, à des niveaux d’avancement variables.

Lisez la suite de l’article par ici                               Télécharger la Note Conceptuelle complète  ici

Les commentaires sont clos.

© 2016 Université Catholique d'Afrique Centrale - le site internet officiel - All right reserved - By Bantu Média